sur ton scooter centrifuge






bouge tes mains. comme si tu orchestrais la forêt derrière toi parce que oui tu fais danser les mots quand tu fâches la parole et les cravatés qui parlent en logique infaillible. étripe le silence avec les mots qui te veulent. toujours les mêmes qui te rampent dans la peau. toujours les mêmes 22 clopes qui s’empilent dans les buissons et même si c’est moche c’est toujours vrai. parce que t’as réellement établi le canal entre toi et la fille. parce que ton cadrage est franc comme la pieuvre qui garroche son encre. t’as qu’une parole t’écris tu cries tu actes aussi. parce que tu sens tu sens la vie qui te mène qui t’étire le bras vers l’avant loin des terrains connus et dans lesquels tu t’es trop étendu sans rien sentir. alors ouvre plus la porte du studio. touche à rien. ferme la lumière. au moment où la nuit s’envole sur ton scooter centrifuge. à go on se tire






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