y’a de quoi se perdre

dans l’internet

interne

Grande pièce d’internés

à visionner à idéaliser à accumuler à reprises vieux vhs on s’empourpre on crie au feu on se dit on se raconte dans le secret des autres on se donne clémence on se lève la voix plus haut que la note de passage et puis ça fausse comme de raison ça fausse comme une chorale d’oubliés du nord faut que j’arrête de parler au «on» j’augmente le niveau sur ma chaîne je me renvoie le crâne je pense le moins fort que je peux je fige dans le refrain le plus proche le prochain qui vient vraiment pas n’importe lequel le son qui faut celui que je connais pas mais qui m’en rappelle un autre son d’enfance de crépitements y’a des sons qui sont beaux les accords entre les accords les chuchotements dans la tente les belles rivières que je veux réentendre ne me rappelle rien d’autre soudain qu’une envie pas désespérée de me dépêcher d’oublier la cadence de placer les mots aux endroits où ils vont où le rythme est lent juste assez lent pour que plus personne n’entende parler de lui «Ça sonne bien ton affaire» merci toi aussi ciao.






2 commentaires:

  1. Je me berce de tous vos textes Constance...
    Putain que ça fait du bien.

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    1. j'ai jamais osé t'écrire...merci de l'avoir fait ça fait du bien de te lire

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