ça demeure une route pleine de roches tu peux faire la moitié rebrousser raconter ce que tu veux y a une morsure pesante qui se fatigue pas elle s’écrase sur le mot nuque c’est beau ça aussi le refus de plier et le refus de casser en fixant le feu je m’en souviens dans la forêt qui fait penser à l’enfance la première fois que la forêt me voit qu’elle me respire de l’intérieur une série d’images s’est éteinte puis s’est réanimée dans mon cervelet c’est pour ça que j’ai besoin de voir quelqu’un de me rentrer dans la veine la lumière graduellement fort je me crée de la pluie tu comprends par envie du blasphème toute mince oubliée sur un rocher comme des animaux morts c’est une mort banalement belle ça tout autant les voitures qui s’échouent à ma fenêtre chargées d’envies de reculer avant de se loger dans une infinité de gestes sans significations sinon de remuer tous dans des lieux isolés les uns des autres j’en ai pas parlé tranquillement pas vite quand je parle de peur qu’on me saisisse qu’on me mette à rabais dans l’enclos général parce que j’étais concentrée à former mon propre terrain où je veux